
Ma Plaine des Cafres...
Elle est baignée de mousses
De genêts étoilés
De marguerites folles
Que le brouillard immole...
Sertie de perles de pluie
Dont la mémoire s’emplit...
Auberge des voyageurs
Que le bonheur balafre
Au magma des couleurs,
Que le bonheur agrafe...
C’est "Ma Plaine Des Cafres"
Mon volcan d’épitaphes
Mon soleil éclaté
A la fin des sentiers.
Un silence de verveine
Qui s’endort sur La PLAINE.
Ma Plaine : Grand Bassin...
C’est un petit sentier
Au détour de la vie
Ourlé de précipices
Que la cascade épice
Qui s’enroule et s’enfuit
Vers les rêves infinis
Qui sourit et enroule
Tous les mirages maouls
Où la fumée des cases dresse des passerelles
Entre l’eau et le ciel
Et dessine des sourires
D’enluminures enjouées
aux personnes étonnées
De savoir qu’un matin
La beauté s’est nichée
Dans des perles de rosée
entre les soirs et destins
De Grand Bassin...
Terre de volcans
quand l’arabesque chevelure
Salue de douleur
Rouge
la souffrance impure
Quand le cri indécent
Déclame de couleur
Rouge le sillon présent
Alors fêlures, et terres et pierres
Vont rocailler ensemble
Sur les fragments terre
Sur l’absence entière
Pour les statues d’hier
Alors éclairs, soleils et cieux
Vont raciner toujours
Sur les cirques amoureux
Pour les "sarments" d’amour
Alors la terre amère
Ravine les plaies en devenir
Alors les fragments terre
Pleurent les laves en devenir